LLD, IK : Que choisir en tant que dirigeant ?

Pour financer leurs véhicules, les entreprises ont le choix, voire l’embarras du choix, entre les indemnités kilométriques, l’acquisition, la location avec option d’achat et la location longue durée. Pour s’y retrouver, la réflexion devra se faire au cas par cas, en tenant bien compte des avantages et inconvénients de chaque solution. JL Partners vous aiguille sur votre choix.

Trois questions pour affiner son choix

Acheter un véhicule, cela revient à immobiliser des fonds ou à altérer une capacité d’emprunt. Des fonds peut-être plus utiles pour investir dans des outils de production, d’autant que de nombreuses sociétés connaissent des situations de trésorerie tendue.

Cette analyse ne s’applique pas uniquement aux entreprises qui investissent dans d’importants outils de production, mais aussi à celles qui ont un très lourd budget salarial. « Elles ont besoin de liquidités tous les mois et préféreront une solution comme la LOA ou la LLD, afin de disposer de véhicules tout en déboursant progressivement

Pour les sociétés de services, l’analyse diffère et certaines structures peuvent préférer gonfler l’actif du bilan et donc acquérir les véhicules. D’autant que les sociétés qui dégagent des liquidités peuvent actuellement avoir intérêt à les investir, plutôt que de les placer sur un marché qui ne rapporte quasiment rien.

Seconde question à se poser : la loi de roulage. Au-delà de 30 000 km par an, la LLD reste plus intéressante avec un coût au kilomètre d’environ 0,2 à 0,3 euro pour une loi de roulage de 20 à 30 000 km/an. Sous les 5 000 à 10 000 km/an, le remboursement des indemnités kilométriques peut être rentable car les coûts fixes pèsent sur les véhicules qui roulent peu 

Quels moyens pour gérer en interne ?

La troisième question concerne les moyens humains à engager pour gérer le parc. « En cas d’acquisition, l’entreprise devra prendre en charge l’achat mais aussi la revente des véhicules, ainsi que toute leur gestion au fil de l’eau. Avec deux ou trois véhicules, cela reste assez facile. Au-delà de dix, il faut des ressources en interne pour assurer le suivi.

Rembourser des indemnités kilométriques, un calcul qui se base sur le kilométrage parcouru, le type de véhicule et le barème négocié demeure le choix de la facilité.

Cette solution des IK peut être intéressante pour les kilométrages inférieurs à 10 000 km par an, les déplacements occasionnels de collaborateurs ou les périodes d’essai.

Mais si le remboursement d’IK reste une solution simple, elle ne permet pas à l’entreprise de choisir les véhicules. Et au-delà de 15 000 km par an, la solution n’est pas rentable : l’entreprise est alors redevable de la TVS.

Les IK, solution simple pour petits rouleurs

La solution des IK est parfois retenue par le dirigeant pour son véhicule. Une forme de rémunération quand ce dernier préfère employer sa propre voiture. Mais attention aux retraits de points ! Dans ce contexte, le conducteur est aussi le propriétaire du véhicule et ne peut se retrancher derrière le loueur et l’entreprise si elle pratique la non-dénonciation.

De grandes structures abandonnent cependant la LLD, par exemple pour des utilitaires coûteux en équipements, et passent alors en crédit-bail pour devenir propriétaires à la fin du contrat. Les loueurs savent calculer l’amortissement d’un véhicule et sa VR mais pas ceux des équipements. À l’issue des trois ou quatre ans de contrat, les équipements valent zéro pour le loueur et sont perdus pour le client qui n’a pas eu le temps de les amortir. Si le client laisse les équipements dans le véhicule, cela peut faire baisser la VR car les loueurs préfèrent revendre des modèles standards.

Certes, l’entreprise a toujours la possibilité de démonter les équipements et de les remonter sur un autre véhicule. Mais cela entraîne des frais, sans compter d’éventuels frais de restitution complémentaires pour rendre un véhicule sans trous ou traces liés au retrait des équipements.

La LLD met en avant la simplicité

Et ce n’est pas le seul avantage : En LLD, le décaissement se fera progressif. L’entreprise ne paiera que ce qu’elle consomme, sans prendre de risque sur la revente et donc sur la VR du véhicule. Et l’opération n’obère pas la capacité d’investissement.

La LLD demeure la solution la plus souple. Elle autorise le sur mesure avec des couples de 24 à 60 mois pour la durée, et tous les kilométrages possibles, sauf les petits kilométrages (moins de 10 000 km/an) pour lesquels la LLD n’est pas adaptée. Les offres actuelles autorisent aussi des adaptions en cours de contrat pour coller au plus près aux besoins du client.

La LLD est le seul mode de financement avec lequel on connaît à l’avance le coût d’usage, lorsque l’entretien, les pneus, l’assurance et le véhicule de remplacement sont compris. Avec la LLD, on peut aussi externaliser la gestion et utiliser les logiciels perfectionnés proposés.